Khoudia Mbaye : « La Fika constitue une contribution majeure pour l’intégration sous-régionale »

Prenant part AU Forum de l’investissement dans l’espace Cedeao organisée dans le cadre de la Foire Internationale de Kaolack, la ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Télé services de l’Etat a mis en exergue des entraves multiformes pour le secteur privé sous-régional.

Une occasion que Khoudia Mbaye a saisie pour dire que : « La Fika constitue une contribution majeure à l’œuvre d’intégration sous-régionale »

La ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat, Khoudia Mbaye, a présidé hier, dans le cadre de la 2ème édition de la Foire internationale de Kaolack, une journée de l’investissement portant sur le thème : L’investissement dans l’espace Cedeao : opportunités et contraintes pour le secteur privé des pays du Sud. Abordant cette thématique, au cours de son allocution d’ouverture dont nous avons reçu copie, elle a relevé un certain nombre de facteurs qui bloquent le processus d’intégration sous régionale.

« Le thème de la journée d’aujourd’hui : les opportunités et les contraintes à l’investissement dans l’espace Cedeao est une réelle préoccupation pour nos gouvernements engagés dans la promotion du secteur privé dans leur économie.

En effet, au plan sous régional, en dépit de quelques avancées majeures, l’espace Cedeao reste encore marqué par des entraves multiformes pour le secteur privé. Elles ont pour nom : persistance de barrières commerciales, déficit d’infrastructures intégratrices, insuffisance d’instruments financiers, multiplicité des monnaies nationales, imperfection des mécanismes de change... » assure-t-elle.

Réforme du cadre légal et réglementaire

La ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat n’a pas manqué d’exhorter les différents panélistes à mettre l’accent sur « la nécessité d’une plus grande fluidification des transactions commerciales, à travers la levée des barrières affectant le commerce à l’intérieur de notre communauté.

La mise à niveau de nos infrastructures économiques d’intégration. Le renforcement du cadre juridique et fiscal des affaires. Sans compter l’approfondissement du secteur financier, afin de permettre au secteur privé régional de lever les ressources nécessaires pour investir ». A ce propos, Khoudia Mbaye de préciser que le Sénégal a déjà pris les devants en réformant son cadre légal et réglementaire.

« Le Sénégal qui avait déjà placé cette dimension d’amélioration du climat des affaires et de renforcement de l’attractivité au centre de son document de référence en matière de politique publique, le Plan Sénégal Emergent, a mis en place de nouvelles initiatives pour prendre en compte la nécessité d’agir sur le niveau communautaire pour améliorer l’attractivité de nos économies.

C’est ainsi que notre dispositif légal et réglementaire régissant les marchés publics, les partenariats public privé et les zones économiques spéciales, accorde une place de choix au secteur privé communautaire avec des mesures incitatives dédiées. Je me réjouis du fait que le Programme de Réformes de l’Environnement des Affaires et de la Compétitivité (Preac) mis en place par le Président Macky Sall dès son arrivée au pouvoir, s’insère harmonieusement dans ce cadre régional de promotion d’un climat des affaires aux standards internationaux.

Par Abdoulaye FAYE