FIKA le discours du Ministre khoudjia MBAYE

Monsieur le Gouverneur de la Région de Kaolack ;
Monsieur le Préfet du Département de Kaolack ;
Madame le Maire de la Commune de Kaolack ;]
Mesdames et Messieurs les Directeurs généraux, Directeurs nationaux, chefs de service et élus locaux ;
Monsieur le Président de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Kaolack ;
Mesdames et Messieurs les représentants du secteur privé ;
Mesdames et Messieurs les Représentants d’organisations internationales et régionales ;
Chers populations de la région de Kaolack ;
Je voudrais au nom de Son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, souhaiter la bienvenue, en terre sénégalaise, à tous les délégués venus participer à cette journée de l’investissement dans l’espace CEDEAO. Ces mots de bienvenue s’adressent en particulier à nos amis du Nigeria, pays invité d’honneur, de la deuxième édition de la foire internationale de Kaolack.
Il me plait également d’adresser mes vifs remerciements à Monsieur Serigne MBOUP, Président de la Chambre de Commerce de Kaolack pour l’invitation qui m’est faite de présider cette rencontre. Je voudrais lui rendre hommage pour l’accompagnement qu’il ne cesse d’apporter à l’Etat du Sénégal, dans la mise en œuvre des politiques de développement.
Le choix d’organiser cette manifestation d’envergure dans le Saloum constitue une contribution majeure à l’œuvre d’intégration sous-régionale. Il témoigne également de votre parfaite compréhension des enjeux de la décentralisation des politiques publiques au Sénégal, si chère au Président SALL. A ce propos, je rappelle que le Programme triennal d’Investissements publics (PTIP) 2017-2019 a inscrit, pour la région de Kaolack, un montant de 101 milliards FCFA de dépenses pour la couverture de 28 projets principalement dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des infrastructures.

Mesdames et Messieurs,
Le thème de la journée d’aujourd’hui : les opportunités et les contraintes à l’investissement dans l’espace CEDEAO est une réelle préoccupation pour nos gouvernements engagés dans la promotion du secteur privé dans leur économie. En effet au plan sous régional en dépit de quelques avancées majeures, l’espace CEDEAO reste encore marqué par des entraves multiformes pour le secteur privé. Elles ont pour nom, persistance de barrières commerciales, déficit d’infrastructures intégratrices, insuffisance d’instruments financiers, multiplicité des monnaies nationales, imperfection des mécanismes de change...
Cette situation qui n’est pas propice au développement, a attiré l’attention des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui, lors de leur sommet de février 2015 à Abidjan, ont adopté le Programme communautaire de Développement (PCD), instrument privilégié de définition et de mise en œuvre de projets intégrateurs et structurants dans notre zone. Ce projet est assorti d’un cadre des affaires harmonisé au sein de la CEDEAO, qui constitue une réponse pertinente aux exigences d’attractivité et de compétitivité de notre zone.
En juin 2015, la CEDEAO procédait, à Dakar, au lancement de son important projet régional d’amélioration de l’environnement des affaires et des investissements en Afrique de l’Ouest, en partenariat avec l’Union Européenne (UE) et la Banque Mondiale.
Cette manifestation que j’ai eu le privilège de présider, témoigne d’un volontarisme économique d’instaurer un climat régional des affaires, en appui aux initiatives nationales de développement.
Pour sa part, le Sénégal qui avait déjà placé cette dimension d’amélioration du climat des affaires et de renforcement de l’attractivité au centre de son document de référence en matière de politique publique, le Plan Sénégal Emergent, a mis en place de nouvelles initiatives pour prendre en compte la nécessité d’agir sur le niveau communautaire pour améliorer l’attractivité de nos économies.
C’est ainsi que notre dispositif légal et réglementaire régissant les marchés publics, les partenariats public privé et les zones économiques spéciales, accorde une place de choix au secteur privé communautaire avec des mesures incitatives dédiées.
Je me réjouis du fait que le Programme de Réformes de l’Environnement des Affaires et de la Compétitivité (PREAC) mis en place par le Président Macky SALL dès son arrivée au pouvoir, s’insère harmonieusement dans ce cadre régional de promotion d’un climat des affaires aux standards internationaux.
Mesdames et Messieurs
La mise en œuvre du PREAC 1 a permis à notre pays d’enregistrer des avancées notables en matière de dématérialisation des procédures administratives, de commerce transfrontalier, de mise en place de textes régissant la pratique des affaires au Sénégal et assurant la protection des investisseurs. Je me réjouis également des progrès similaires réalisés par la plupart des pays de l’UEMOA et de la CEDEAO. Les efforts que nous allons consentir davantage pour la maîtrise des coûts des facteurs de production, notamment l’énergie, le financement, l’accès au foncier et la valorisation des terroirs par une politique de décentralisation, devraient accélérer les forces intégratrices en vue de renforcer la viabilité de notre marché sous régional.
Mesdames et Messieurs,
Chers invités,
Je voudrais terminer mon propos en vous exhortant, durant les travaux, à mettre l’accent sur la nécessité :
-  d’une plus grande fluidification des transactions commerciales, à travers la levée des barrières affectant le commerce à l’intérieur de notre communauté ;
-  de la mise à niveau de nos infrastructures économiques d’intégration ;
-  du renforcement du cadre juridique et fiscal des affaires ;
-  et de l’approfondissement du secteur financier, afin de permettre au secteur privé régional de lever les ressources nécessaires pour investir.
C’est sur ces mots que je déclare ouverte la journée de la CEDEAO, portant sur le thème : L’investissement dans l’espace CEDEAO : opportunités et contraintes pour le secteur privé des pays du Sud.
Je vous remercie de votre attention.