Les propositions du Président de l’UNCCIAS , Serigne MBOUP

C’est devant Abdou Aziz Tall, ministre en charge du suivi du Pse et représentant du Premier Ministre Mohammad Boun Abdallah Dione, que Serigne Mboup, président de la Chambre de Commerce de Kaolack (CCIAK), a listé les doléances de la région à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la Foire Internationale de Kaolack, (FIKA).

« Nous nous permettons de réactualiser une vieille doléance, de redynamisation du port de Kaolack qui est devenu une condition obligatoire pour le développement du Sine Saloum », explique le président de l’Union des Chambres de commerce du Sénégal.

« Nous savons que ce n’est pas oublié du tout car elle fait partie des promesses électorales prioritaires de son excellence Monsieur le Président de la république Macky Sall », précise-t-il.
L’initiateur de la FIKA d’ajouter : « La rénovation de l’aérodrome de Kahone qui est devenue une nécessité, la protection et la modernisation du tissu industriel qui aurait un impact décisif dans le plan Sénégal Emergent, l’Etat gagnerait à encourager davantage la commercialisation, sur le plan national, de notre production industrielle ».

Serigne Mboup a prit l’exemple de la SONACOS, qui a favorisé la consommation par les sénégalais de l’huile d’arachide qui aurait pour conséquence une meilleure rémunération chez l’agriculteur.
« L’huile d’arachide est la meilleure des huiles contrairement à ce que l’on nous a toujours fait comprendre. Cela a été prouvé lors de notre participation dans une foire en chine où l’huile l’arachide du Sénégal a été classée parmi les meilleures. Et en plus, elle soigne beaucoup de maladies », narre Serigne Mboup du haut de la tribune.

Ne laissant rien en rade, le président de la chambre de commerce de Kaolack d’ajouter : « Le textile qui a la possibilité de produire non seulement l’ensemble de la consommation du Sénégal avec le coton, la main d’œuvre et la technicité artistique de couture que cela implique ».Aujourd’hui on nous prend notre coton à bas prix pour nous envoyer des tissus et des habits prêt à porter alors que nos tailleurs font aussi du prêt à porter », exprime-t-il.
Dans ce même registre, Serigne Mboup de poursuivre : « Nous demandons seulement que notre consommation du côté publique, comme l’habillement de notre armée et des uniformes d’écolier, soit octroyé à nos entreprises. Cela permettrait de créer plus de 2000 emplois directs sans compter les emplois indirects.

Abdoulaye FAYE